Micro-entrepreneur : un état d’esprit avant tout

EntrepreneuriatDevenir Auto-Entrepreneur Par L'équipe d'evo'portail - Posté le 8 juillet 2019 - Consulté 1586 fois

En 2019, la micro-entreprise a la cote. Comme on peut le voir avec les chiffres de l’Insee, elle est en forte hausse de +28% en 2018, ce qui correspond à 66 500 immatriculations supplémentaires. Cette hausse est la plus flagrante dans le secteur des transports (+80,5% en 2018 par rapport à 2017), viennent ensuite les activités immobilières (+37,1%) et les autres services aux ménages (+34,1%). La micro-entreprise offre un large choix d’activités dans divers domaines : activités artisanales, activités commerciales et activités libérales. Mais faut-il avoir un profil particulier pour se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat ? En tant que micro-entrepreneur vous devez savoir conjuguer trois notions clés : savoir, savoir-faire et savoir-être. Mais que signifient exactement ces termes pour un micro-entrepreneur ? L’équipe evo'portail fait le point. 

 

 

I. Micro-entrepreneur : un savoir utile 

 

Le développement de toute activité nécessite au départ un ensemble de connaissances, qui peuvent avoir été acquises par l’étude, l’observation, par l’apprentissage scolaire ou par l’expérience professionnelle. C’est ce que l’on appelle le savoir. Se lancer en micro-entreprise nécessite un minimum de connaissances sur l’activité que l’on veut développer. Le savoir n’est cependant pas synonyme de diplôme. 


Diplômé ou autodidacte ? 

Les diplômes permettent de donner une qualification professionnelle et technique reconnue. Par exemple, une personne sans diplôme ne peut pas devenir architecte d’intérieur. Il lui faut certains diplômes indispensables afin de réaménager un espace intérieur et gérer la relation client. Dans l’artisanat, on retrouve aussi cette obligation de diplôme car il y a des gestes très techniques à connaître. En revanche, les obligations de qualifications évoluent chaque année, il faut donc se tenir informé. Les micro-entrepreneurs peuvent contacter l’assistance d’evo’portail en cas de questions ou de demandes d’information. 

Si le diplôme est indispensable pour certaines activités, ce n’est cependant pas une généralité. Certaines activités sont accessibles sans certification. C’est par exemple le cas pour la majorité des activités commerciales. Certaines activités libérales sont également accessibles sans diplôme si elles ne sont pas règlementées. C’est le cas pour les activités telles que : rédaction web, relations presse, activité de traiteur, activité de bricolage (si elle ne touche pas au bâti), masseur bien-être, photographe…  

Il n’est donc pas toujours nécessaire d’avoir usé ses pantalons sur les bancs de l’école pour devenir micro-entrepreneur. Le régime de la micro-entreprise offre de belles opportunités à tous les autodidactes qui ont su cultiver un certain savoir. Vous pouvez, par exemple être bilingue en italien, sans pour autant avoir une licence de langue, et vous lancer dans la traduction de documents, en micro-entreprise. Avoir la curiosité de s’instruire et chercher des informations par vous-même pour développer vos compétences, est toujours un plus. Les diplômes ne suffisent pas toujours. Être doué dans ce que l’on fait est indispensable. C’est un atout qui permet au micro-entrepreneur de sortir du lot. 

 

II. Micro-entrepreneur : un savoir-faire indispensable 

 

Le micro-entrepreneur doit également acquérir un certain savoir-faire. Que signifie cette notion de savoir-faire ? Ce terme regroupe un certain nombre de connaissances associées à des expériences de terrain. Autrement dit le savoir-faire correspond aux compétences opérationnelles acquises par l'expérience, par l'apprentissage, dans un domaine déterminé. Le micro-entrepreneur doit donc puiser dans ses expériences passées afin d’en tirer des leçons pour avancer du mieux possible. En revanche, s’il n’a pas d’expérience, il ne doit pas avoir peur de se lancer. Ne dit-on pas c’est en forgeant qu’on devient forgeron ? 

Le savoir-faire fait autant appel à la dextérité du geste comme à celle de l’esprit. Avec la micro-entreprise qui offre une large palette d’activités, vous trouverez forcément votre bonheur pour lancer votre business.  

 

  • Activités intellectuelles : exemples de métiers en vogue 

Il est possible d'exercer beaucoup d’activités intellectuelles en tant que micro-entrepreneur. Les métiers du web ont le vent en poupe ! Vous pouvez par exemple travailler dans la communication en tant que community manager ou bien dans l’informatique en tant que développeur web et avoir le statut de micro-entrepreneur. Ces secteurs très porteurs ces dernières années vous permettront de développer votre activité en toute liberté sans les contraintes du salariat.  

 

  • Activités manuelles : exemples de métiers plébiscité en auto-entrepreneur

Tout comme les activités intellectuelles, les activités manuelles sont multiples. Un micro-entrepreneur peut donc être plombier, maçon, horloger, pizzaïolo, coiffeur… La liste est longue. Le champ des possibles s’offre à vous. Par exemple, coiffeur à domicile vous permet de gérer votre clientèle et votre temps de travail comme votre temps de repos. Fini le salariat et les horaires du salon de coiffure. Vous êtes votre propre patron et vous organisez votre temps et vos prestations comme vous l’entendez. 

 

[L’avantage bonus de la micro-entreprise] 

La micro-entreprise peut être une activité principale ou une activité secondaire. Par exemple, un étudiant peut avoir le statut de micro-entrepreneur durant ses études. Il peut donc développer un savoir-faire en rapport avec son domaine d’étude tout en étant formé à l’université. Cela peut donc lui être bénéfique afin d’obtenir rapidement un savoir-faire indispensable dans le métier qu’il souhaite exercer à la fin de ses études. De plus, cela peut lui apporter un revenu complémentaire

Vous souhaitez être micro-entrepreneur à plein temps et développer votre business en tant qu’activité principale ? Pas de problème, c’est aussi possible avec ce régime ! Avec la micro-entreprise vous pouvez jouer sur les 2 tableaux : activité principale ou complémentaire. 

 

III. Micro-entrepreneur : un savoir-être nécessaire 

 

Savoir et savoir-faire sont primordiaux pour se lancer, reste le savoir-être dernier point clé pour réussir en micro-entreprise. Mais que recouvre cette notion ? Elle signifie le fait de  savoir adapter ses actions et réactions par rapport à l’environnement extérieur. Le savoir-être est donc à la fois conceptuel (posture du micro-entrepreneur), relationnel (le rapport entretenu avec les autres) et également contextuel (prise en compte d’une situation extérieure). 

Pour être un bon micro-entrepreneur, le savoir-être se décline en plusieurs qualités. Si vous ne les avez pas toutes ce n’est pas grave. Vous pouvez vous améliorer au cours du temps et les développer. 

 

Qualité n°1 : un relationnel aisé 

 

  • Savoir se vendre dans sa vie professionnelle

Savoir se vendre, c’est construire et donner une bonne image de soi afin de chercher des clients potentiels. L’image que le micro-entrepreneur renvoie est donc très importante. Avoir confiance en soi et parler de manière positive sont deux points importants pour convaincre sa future clientèle. Il faut toujours avoir à l’esprit que c’est le bouche à oreille qui fonctionne le mieux dans le milieu de l'entreprenariat et plus généralement dans le monde du travail. Soigner son image et optimiser sa visibilité sont des éléments essentiels pour booster votre business. Il existe tout un arsenal de moyens de communication pour vous faire connaître. Il ne faut pas hésiter, par exemple, à concevoir des cartes de visites à votre image. Celles-ci vont permettre d’établir un premier contact avec vos clients potentiels. 

 

  • Être à l’écoute 

Avoir une certaine ouverture d’esprit et savoir répondre aux attentes de vos clients, de vos fournisseurs et des commerciaux sont les clés de l’écoute. 

 

Qualité n°2 : l’adaptabilité 

 

Le monde est en perpétuel mouvement, l’environnement change : nouveaux besoins, nouvelles techniques, etc. La flexibilité, l’adaptation, ne pas craindre le changement. Vous devez être une source de propositions pour vos clients et répondre aux situations nouvelles avec efficacité.

  

  • Savoir travailler seul 

Le micro-entrepreneur sera pour la plupart du temps amené à travailler en solo suivant l’activité qu’il choisit d’exercer. Il peut arriver parfois qu’un sentiment de solitude l’envahisse par moment. Dans ce cas, une solution pour palier ce manque d’échanges : les espaces de coworking, des espaces de travail partagés, idéaux pour les travailleurs indépendants, les travailleurs nomades. Travailler dans ces espaces c’est aussi une façon d’échanger avec d’autres personnes, de se créer des contacts, et de créer une dynamique de travail

 

  •  Être débrouillard et patient

Le micro-entrepreneur ne doit jamais être à court d’idées : la créativité, la persévérance et l’optimisme doivent faire partie de ses points forts. Face aux éventuels problèmes (problème de paiement par les clients, arriver à se créer sa clientèle…), il doit trouver des solutions. 

Le développement de son business est la priorité, afin d’y consacrer tout son temps et son énergie, il existe des plateformes spécialisées dans l’accompagnement des auto-entrepreneurs au quotidien. 

L’équipe evo’portail  propose des outils de gestions, une assistance juridique et administrative pour faciliter la vie de chaque micro-entrepreneur. 

 

  • Se remettre en question 

Prendre du recul sur son activité, avoir un oeil objectif sur son travail et se remettre en question pour faire le point sont des attitudes indispensables pour progresser. Prendre en compte les remarques et les critiques, qu’elles viennent de son entourage ou de ses clients, c’est cela aussi être micro-entrepreneur.  

 

  • Avoir une bonne organisation 

Une des clés de la réussite quand on se lance en micro-entreprise réside dans une bonne organisation à chaque étape de son projet. 

Avant de créer sa  micro-entreprise, il est très important d’anticiper et préparer son activité professionnelle. Il est donc nécessaire d’établir un business plan pour y voir plus clair et surtout savoir si son projet est réalisable dans son ensemble. Il est également utile de faire un business model où vous vous interrogerez sur la façon de gagner de l’argent avec votre activité. 

Une fois votre micro-entreprise créée, la deuxième étape à franchir est la gestion et le développement de votre business. Ainsi, l’organisation est très importante afin de ne pas se laisser déborder et perdre pied. La bonne méthode : garder une ligne conductrice afin d’avancer  sur vos projets avec détermination. Pour mieux s’y retrouver, vous pouvez avoir un agenda tenu à jour. Il peut être sous format papier mais également sous format numérique sur un drive (Google drive par exemple) où il sera stocké sur un cloud. En optant pour l’agenda numérique, fini l’angoisse de perdre son calepin papier : toutes vos données sont sauvegardées ! 

 

Qualité n°3 : maîtrise de soi 

 

  • Gestion du stress 

Des situations sont parfois très stressantes : respecter les délais de livraison d’une salle de bain, régler un problème plus complexe que prévu au départ sans dépasser le budget, gérer un client impatient ou versatile ou bien un fournisseur nonchalant, etc.  


Toutes ces situations nécessitent de garder son sang froid et une maîtrise de soi. Il est toujours possible de minimiser le stress engendré grâce au sport, à la relaxation, et surtout ne pas oublier de prendre quelques jours de repos quand l’esprit et le corps le réclament. Savoir s’écouter fait aussi partie de la gestion de votre activité

 

 

Savoir, savoir-être et savoir-faire sont de véritables atouts pour devenir un bon entrepreneur mais bien s’entourer est la clé pour développer sa micro-entreprise. Enrichissez votre  réseau afin de créer votre clientèle et établir une image positive.  

Pour mener à bien votre projet, rappelez-vous que vous n’êtes pas seul ! L’équipe evo’portail vous accompagne dans la création et la gestion de votre activité de micro-entreprise. Vous avez un projet, le profil du micro-entrepreneur ?  N’hésitez plus lancez vous !